Le manioc est une racine qui ne se mange jamais crue : il lui faut toujours la cuisson, et souvent le trempage ou le râpage-pressage qui la précèdent. C’est cette contrainte qui a façonné tous les plats ci-dessous. Là où la pomme de terre se contente d’une casserole d’eau, le manioc a donné naissance à des techniques entières — fermenter, presser, sécher, semouler — dont chaque cuisine a gardé une version.

Deux familles se dessinent. D’un côté la racine simplement bouillie puis servie en morceaux, comme la yuca con mojo cubaine, arrosée d’ail et d’agrume à la sortie de l’eau, ou pilée jusqu’à devenir une pâte élastique dans le foutou banane ivoirien. De l’autre, la racine transformée avant cuisson : râpée, pressée et fermentée, elle devient la semoule de l’attiéké aux légumes et de l’attoukpou, ou la galette dense du bammy jamaïcain. La fécule seule, elle, part vers le sucré : enyucados et buñuelos colombiens.

À l’achat, une règle simple : la racine doit être ferme et la chair d’un blanc franc. Fendez-la en deux avant de l’éplucher — la peau brune et la couche rose dessous s’enlèvent mieux au couteau qu’à l’économe, et le cordon fibreux du centre se retire après cuisson. Toute trace grise ou bleutée dans la chair se coupe généreusement.

Recettes du site
7
Pays représentés
5
Véganes
5
Sans gluten
7

Les pays les mieux représentés : Côte d'Ivoire (3) · Colombie (1) · Costa Rica (1) · Cuba (1) · Jamaïque (1)

Ces recettes emploient aussi : fromage (2) · banane plantain (2)

Les recettes

← Tous les ingrédients